Après l’annonce hier après midi par le Premier ministre Pedro Sanchez de placer tout le pays en état d’alerte (estado de alarma), l’Espagne se réveille dans un calme et une torpeur inhabituel. Les rues sont vides, la plupart des commerces et bars sont fermés et selon les régions, les activités économiques et sociales sont totalement inexistantes, ou nettement réduites. La plupart des services publics seront par ailleurs fermés.Car l’Espagne, c’est avant tout 17 communautés de Régions autonomes plus le gouvernement central et donc autant de décisions et mesures selon le nombre de personnes infectées et selon les autorités sanitaires de chaque autonomie. En Espagne il n’y a d’ailleurs même pas un numéro d’urgence nationale et pour le moment, si les mesures concernant la fermeture des écoles et universités sont appliquées sur l’ensemble du territoire, les bars et restaurants sont ouverts dans la plupart des régions sauf dans celle de Madrid et Valence. Plus grave, les habitants de Madrid (la région la plus touchée) invités à rester enfermés chez eux, se sont précipités vers les plages de la Méditerranée où beaucoup ont une résidence secondaire, pour passer cette quarantaine à l’air libre, avec le risque d’exporter le virus dans des endroits pourtant encore non contaminés. Les habitants de ces zones touristiques se plaignent de ce faux confinement qui les rend à leur tour vulnérable à la contagion.De ce fait, les plages de Cullera, Sagunto et Gandia ont été fermés.
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